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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 06:00
Une fée...c'est comme ça qu'il la voyait..Oh pas une fée comme dans les contes avec la baguette et tout le toutim.. non, juste une fée..presque irréelle avec sa voix un peu cristalline, son rire qui brisait toutes ses mauvaises pensées, et son sourire qui faisait fondre la glace autour du coeur.

Sa fée, c'était un rayon de soleil dans ses jours tristes, sa confiture sur sa vielle tartine, sa Dalila quand il se sentait Samson.

Il l'avait espéré, regardé, rêvé, tel un soupirant énamouré...
Il l'avait espéré, regardé, fantasmé comme un cochon quand il se malaxait le robinet en pensant à ses seins.
Il l'avait mystifié, idéalisé, et séduite comme un malin vicieux ...

Il se la jouait prince charmant et la fée de ses rêves finit par devenir sa fée..;Oh il était pas le plus beau de tous les princes, et certainements pas le plus intelligent, mais il avait le bagou qui suffisait a sa fée pour lui faire miroiter tous les royaumes qu'elle espérait.

Il était heureux avec sa fée. Il levait son pont levi une fois par semaine et elle lui, présentait sa lune. Bon an mal an, ils vécurent heureux en se mentant à eux même.

Sa fée, revenons y...quelle tristesse le jour où il s'aperçut qu'elle était aussi conne qu'un bulot sans coquille.
Trop tard pour faire quelque chose  rumina t'il en sortant son cadavre de la baignoire..mais quand même, quelle déception !
Confondre un vibromasseur avec un sèche-cheveux... faut pas être futée !

 
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 06:00
Le quotidien, c'est morne, c'est une habitude de plus, une recherche de moins... Le quotidien ça rassure.

Du matin 6h35 et le pouic pouic de ce connard de laitier à qui elle ne prenait jamais de lait au soir 22h40, et la fin de son programme télé, du lundi matin au dimanche soir, de janvier a décembre, immanquablement son programme ne changeait en rien.

Levée, café, coiffée, lavée, habillée, boulot, courses, maison, téléphone a sa vielle maman, plateau télé, tisane, lavé, couchée.

Pas une once d'impromptue ne saurait être toléré dans son organisation. Les rendez-vous médicaux étaient prémédités sur un planning de plusieurs mois. Si une grippe ou une otite osait se présenter entre deux visites trimestrielle chez le généraliste, elle se soignait grâce a sa pharmacie qui prenait tout un placard de la salle de bain.

Elle n'achetait ni fleurs, ni journal, ni quoi que ce soit qui ne se trouvait pas sur son trajet habituel. Elle ne fréquentait personne, ça l'obligerait à modifier son organisation en cas d'invitation. De toute façon elle était peu sociable.

Elle n'avait ni enfant, ni mec, ni aucun autre animal , n'étant pas suffisament autonomes pour elle.
Elle sortait les poubelles tous les lundi et jeudi matins, que ce soit le jour ou pas, qu'il y ait  grêve des éboueurs ou pas.
Elle prenait son courrier les mêmes jours, parce qu'elle avait consacré deux jours de son planning pour y répondre ou téléphoner au besoin.
Elle ne répondait jamais quand on frappait à la porte si elle n'attendait pas de livraison. De toute façon elle ne se faisait jamais livrer.


Radio Mauvaise Nouvelle : 9h, les infos, Paul-Henry Patrotot.

- c'est à 7h ce matin que le service de déminage de la police de la ville de Verdure-les Mines a fait sauter un lot d'obus stockés depuis plus de 60 ans sous un immeuble de la vielle ville et oublié depuis. Les autoritées déplore le décès d'une personne qui malgré les courriers et les appels sonore à l'évacuation n'aurait pas quitté son appartement. Elle serait morte écrasé par le lustre de son salon qui aurait chuté sous les vibrations de l'explosion.
Le préfet assure dans son communiqué que toutes les précautions avait été prise pour informer les habitants par courrier recommandé, et qu'il apparaît que la victime n'aurait jamais signalé sa présence.





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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 06:00
Elle sentait les emmerdements comme une poissonière sent la morue...

Cette gonzesse était montée comme une voiture de sport... La ligne féline, les pare-chocs solides, la carosserie rutillante... Il ne lui fallait pas vraiment se creuser le cerveau pour estimer combien elle pouvait consommer... c'était de la grande classe, du moteur qui démarre au quart de tour mais qui te suce du 20 litre avant que tu es passé la première. Sur que celle-ci elle était pas dans ses moyens...
Alors quand elle s'est approché, les lèvres entrouvertes sur un sourire aux dents nickel mais carnassier, la croupe ondulante sur 12 cm de talons aiguilles, et le bonjour chuchotant, il avait beau se méfier, c'est ses 17cm de viandes dormantes qui prirent le relais...Réfléchir avec boubourses ne lui avait jamais apporté que des histoires...

Elle sentait les emmerdements comme une fleuriste sent la rose.

D'un simple regard elle l'invita a le suivre. Elle attirait tous les regards dans ce PMU minable. Ele y évoluait comme un poisson dans l'eau, au milieu des espérants avinés, des rêveurs, des hurleurs, des mégots de clopes mal écrasés, des cacaouètes qui jonchaient le sol.
Et lui, pauvre con, il suivi...

Elle sentait les emmerdements comme un boucher sent le boudin.

Sans décrocher un mot, elle le conduisit dans l'arrière cour d'un bâtiment qui puait la pisse de chien, le vomi de nuit, et la capote pas fraîche. il suivait toujours ce grand couillon...La queue frémissante du clébard qui attend la caresse du maître, le cerveau embrumé par des idées salaces, la réflexion endormie par les hormones déchaînées, il ne se demandait même pas pourquoi lui, avec sa gueule de fausse-couche, son nez d'alcolo professionel et son portefeuille de trimard.

Elle sentait les emmerdements, la vanille, et la poudre...

D'un geste imperceptible, elle lui indiqua un petit recoin, sombre, discret...calme

Elle murmura gentiment a son oreille quelques mots engageants puis son regard changea..devint froid, dur...Elle était beaucoup moins jolie du coup..
- T'étais prévenu qu'il fallait payer tes dettes...

Elle sentait les emmerdements, le rouge à lèvre.
Mais l'odeur qu'il reconnu avant de mourir c'est surtout celle de la poudre quand elle lui colla son 9mm sur la tempe.

Il sentait la misère, les dettes de jeux et le sang.
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 06:00
C'est le bruit sourd d'un pas trainant dans le salon qui attira son attention...Quelqu'un s'était introduit dans la maison. A ne pas en douter, cela ne pouvait être qu'un malfaisant. Un coup d'oeil sur le réveil lui confirma sa première impression : sûr, une personne pétrit d'honnêteté ne se trouverait pas dans son salon à 2h du matin...sauf si elle l'y avait invité..mais malgré la cuite qu'elle se tenait, elle se rappellait très bien avoir largué son coup d'une nuit devant le palier..Donc..
Que faire ?
Elle se leva sans bruit..Dieu que sa tête tournait...Plus jamais de Vodka..ça lui réussissait pas.
Elle repoussa d'un sale oeil ses chaussons qui semblait l'attendre et enfila rapidement ses docs..elle aurait bien l'air con avec son pyjama rose et ses coquées , mais vaut mieux avoir l'air con avec son look qu'être morte en charentaise ! Pas qu'elle était simplette, mais bon, elle était bien un peu bourrin quand même...Et puis, elle aimait pas recevoir, alors les cambriolages c'était pas sa came.
Armée de sa maglite, encore un trophée de ses années glorieuses à s'envoyer tout et n'importe quoi tant que ça portait un uniforme, elle entreprit plus ou moins silencieusement la descente des escaliers. Elle était pas courageuse, non, juste bourrin... et elle aimait pas recevoir, mais ça je l' ai déjà dit.
La Vodka alourdissait son pas sur les marches. Non seulement son cambrioleur la braquait bruyament mais en plus il était sourd apparement..ceci expliquait peut etre cela..
Elle passa un oeil par l'entrebaillement de la porte...les deux, cela aurait été surement mieux mais elle n'en avait qu'un..enfin deux mais un seul qui voyait...Encore un souvenir de ses jeunes années d'inconscience. elle ne pouvait allumer la lumière a moins de vouloir absolument être repéré...Et si c'était un mauvais braqueur, ça pouvait être un bon tueur. Ne sachant pas à qui elle avait affaire, elle se résolu a faire quelque chose qu'elle faisait peu par principe : réfléchir !
En se faufilant derriere la bibliothèque, et en se glissant discrètement derrière lui, elle devrait pouvoir avoir le crane du premier coup. Il lui suffisait de viser correctement.
Elle s'assura de la faisabilité de sa stratégie et observa longuement la forme qui s'agitait dans son salon. Il semblait marmonner et hésiter..; En plus c'était un imbécile..Elle était tellement fauché qu'elle se demandait bien ce qu'il pouvait espérer piquer !
Elle ajusta la lampe dans sa main, avanca prudement derriere l'intrus en rampant ( plutôt a 4 patte en fait, mais en rampant ça fait plus Fear Factor !) et en bandant tous les muscles de son bras, balanca un coup sec à l'arriere du genoux droit.
Le pauvre mec s'écroula direct, sur les genoux, juste a la hauteur idéale pour elle qui remit sur ses pieds avec une rapidité étonnante pour une denrée alcolisée, lui péta un maxi genou en travers la bouche et lui appliqua avec méthode une raclée sur mesure : c'est là que les docs sont utiles... les craquements de machoires n'ont pas le même son a coup de charentaise !
elle l'entendait bien essayer de dire quelque chose, mais les sons qui sortaient de sa bouche fracturé étaient inaudibles...Toute façon elle écoutait pas...
Elle le finit posant en souriant son talon sur des parties de son anatomies qui ne craquaient pas en se brisant mais au cri strident qu''il lacha , elle su  a quel moment elle pouvait retirer son pied en étant  sure que cet abruti congénital ne se reproduirait jamais !
Elle écarta sa chevelure ébourrifée pour mieux voir son travail..il bougeait plus, c'était le signal, elle allait pouvoir appeller les flics... elle ne les appellaient jamais quand elle avaient des problêmes, a moins qu'ils soient déjà résolu... Pas qu'elle aimait se faire justice elle même, non, juste elle était un peu bourrin, mais ça aussi je l'ai déjà dit.
C'est en allumant la lumière du salon qu'elle remarqua sa tenue rouge vif, la hotte sur le canapé et l'age plus qu'avancé de son cambrioleur !
Le gros ventru semblait ahuri avec ses yeux exorbités, sa bave sanguinolente et son air d'incompréhension gravé sur son visage mort. Il lui semblait famillier ce bonhomme, elle avait dû le croiser à l'occasion.

C'est pas la culpabilité qui l'a tuée, ni la justice, non, c'est ses gosses, quand le lendemain matin ils ont découvert que leur mère venait de tuer le père Noël.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 06:00
Le flic nerveux rengaina son arme avec un calme quasi-olympien, essuya le sang qui avait souillé ses chaussures et remonta en bagnole, abandonnant sur le bas côté cette conne de belge qui lui avait cassé le jonc pour une histoire de chocolat !
Pour une fois qu'il avait collé au personnage jusqu'au bout..c'était un peu parti en eau de boudin...
 Fabrice,  jouait ses personnages jusqu'au bout..auteur a l'imagination débordante et au talent non négligeable, il avait le vice du déguisement et de l'usurpation d'identité..
Il sévissait tour a tour dans des rôles plus ou moins convaincants de séducteurs de la toile, d'écrivaillon cunni-laire, d'informaticien parigot....
Chacun de ses héros étaient joués, testés sur le commun des mortels. Jusqu'au boutiste, il vivait ses histoires pour s'en assurer la crédibilité avant de les écrire et les soumettre au jugement des plus arbitraire de ses lecteurs.
Il était mignon si on y regardait de près....mais ses drôles de manies lui jouaient des tours...
Aller buter une pauvre drôlesse, comme ça..juste parce que elle avait titillé sa susceptibilité...
Il se jura de se calmer en allumant son cigarillo et repris le chemin de l'autoroute en chantonnant un viel air des Gypsy-Queen, groupe néo-manouch-punk, déocuvert lors d'un bad trip Parisien.
Il était en retard.... il appuya sur l'accélarateur de sa 205, lui arrachant  un couinement de pucelle, et doubla une petite vielle en la maudissant de rouler a 60 avec une Mercédez.
Il énumméra un a un à haute voix ses arguments qui justifierais son manque de ponctualité:
- "ma mémé est morte"...non trop fait celle-ci, il avait déjà enterré sa mémé 7 fois cette année
- " je me suis fait une auto-stoppeuse sur le bas côté"...non, on va oublier de mentionner les bas-côtés aujourd'hui...
- " j'ai pas de GPS"...oui, j' ai pas de GPS, ça collait bien..surtout qu'il prenait le train en principe..

Tout fier de sa trouvaille, il s'auto-congratula en se flattant la panse d'un air " ça c'est du bonhomme ou je m'y connait pas"...

Paris : 57 km..... encore 45 minutes de route et il y serait...

Enfin....pas tout de suite....

Epitaphe : Ci-git Fabrice S, écrivain, mort, étranglé par les dés à jouer ridicules de son rétro , en tentant la position oh combien acrobatique de la brouette congolaise inversé avec une auto-stoppeuse . Repose en pets .
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 06:00
Y a des jours ou les emmerdements arrivent par paires. En étirant ses bras, la Miss essaya de se détendre un peu. Bruxelle- Comignou en voiture, ça fait une trotte. 4 heures déjà qu'elle roulait au milieu des camions pressés, des VRP en démonstrations, et des embouteillages estivaux. Se faire enterrer un jour de départ en vacance, c'était pas de chance...Quioi que ça restait un grand départ pour le coup.
Miss paya sa cotisation au péage en maugréant que décidément ces français taxent tout et n'importe quoi, jetta un rapide regard sur la couronne de fleurs sur la banquette arrière en se désespérant de la voir irrémédiablement en phase de déshydratation !

Arrivé au cimetiere, elle constata avec effarement que sa gerbe ressemblait a un bouquet de fleurs séchés, mais qu'importe finalement, ce n'étais qu'une vague cousine qui avait raté la marche de l'ascenseur après tout, puis tous ces français était des cons, elle ferait semblant que les fleurs séchés c'était le must de la mode en Belgique.
De toute façon, ils avalaient n'importe quoi .... La preuve, ils venaient chaque années aux vacances se faire pisser sur la gueule par un chérubin en rigolant, et pas un n'imaginait une seconde que le mec responsable de l'entretient du Makepisse, ben il pissait réellement dans la flotte ! Des cons ces Français !

Deux pater, une bénédiction et hop, le cimetiere se vida rapidement. C'est que une journée de plage raté pour cause de décès impromptue c'est une journée de congés payés de foutu, alors vu que les 15 jours d'étalage de bedaines et de tartinage de monoï, ils les ont attendu toute l'année, la famille, les amis , c'est bien mais c'est pas tout ! Il restait que des vieux, inconnus, venus se mettre au frais a l'ombre des pierres tombales, à moins qu'ils visitent les lieux....après tout, on annonce une canicule cet été, et il faut faire de la place dans les appartements, c'est la crise du logement.

Miss gara sa voiture près du parc, alla chercher une carte routière GPSisé de chez Miche de L'Ain pour trouver la direction de Paris.Quitte a être en France, elle allait en profiter pour passer voir des amis et se saouler la gueule au mojitos ! Ils sont cons ces Français, mais ils picolent et ils sont toujours partant pour faire la fête, c'est une qualité qu'elle appréciait. Un rendez-vous GSM plus tard, elle reprenait le chemin en chantonnant.

Les emmerdements arrivent toujours par paires.

Que le flic controlle sa vitesse, ses feux et ses papiers, c'était normal. Qu'il s"émeuve devant les pack de bières qu'elle ramenait direct de chez elle parce que la bière Française c'était de la pisse de gnou, ça restait aussi dans la logique des ces cons de français, ils étaient connus pour leur chauvinisme, qu'il lui fasse des mauvaises blagues en lui demandant si elle faisait un traffic de frite, ça la gènait pas non plus : il était Français donc forcément pas très intelligent, mais que ce connard lui pique le chocolat qu'elle avait planqué dans sa glacière, alors ça fallait pas déconner !
Et vlan, la soupe de phalange qu'il mangea en pleine gueule partit toute seule.
Manque de dicernement ou énervement de la chaleur, c'est que Miss, elle en avait plein les tongs de la France juilletiste.

Ils sont cons ces Français, mais en plus ils sont susceptibles... c'est vrai quoi, mourir d'une praline en pleine tête, sur une route de France, juste pour avoir voulu défendre sa ganache belge c'est con comme une histoire belge non ?
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 06:00
Pas de bol. Jeannette était sa meilleure locataire. Il en était là de ses considérations méthaphysique sur la malchance qui le frappait. Il avait toujours choisis ses locataires avec soins. Quitte a laisser un appartement innocupé pendant de longs mois, il ne prenait bail qu'avec une catégorie bien établit de personnes.C'était pas compliqué : exit les vieux grabataires, ça meurt trop vite, exit les couples, ça fait du bruit en s'engueulant ou en baisant ou même les deux, exit les parents, ça fait des gosses, exit les jeunes, c'est heureux... Non, lui son truc c'était les vielles filles ou les jeunes veuves...Pas pour les baiser, non, il était pas comme ça Monsieur Maurice, juste pour être tranquille. Une veuve ou une vielle fille célibataire, déjà, ça vit seul..Ensuite ça baise pas, ou peu...La plupart du temps ça couche avec son patron, donc pas de libidineux ou de vicieux coquins qui trainent dans les couloirs...l'attristée, la moche, la négligée du sentiment, c'est discret...Et puis surtout, plus le temps passe, moins ça a de chance de foutre le camp faire vie avec un éphèbe...et là, sa stratégie prenait tout son sens: et oui, la stabilité chez les locataires, c'est rare...
Bon avec tout ça, il en oubliait ses obligations.

Il finissait de nettoyer le plancher du .7B, épousseter les hauts de fenètres...la prochaine prétendante arrivait dans une heure..A peine le temps pour arranger un peu le nid de Jeanette , fraîchement vidé par l'armée du salut..(l'appartement hein, pas Jeanenette !)

Elle allait lui manquer Jeanette, pas qu'elle était jolie, mais c'était la seule a lui offrir une boîte de chocolat a Noël...Et puis elle était du genre a payer rubis dans l'angle, toujours le premier jour du mois ouvrable..et c'est pas négligeable par les temps qui courent.

Allez, c'est propre, c'est aéré, et j'ai pensé a mettre du désodorisant à la lavande, ça devrait......Putain c'est quoi ce fracas ?

Sortant sur le palier il y croisa la Mellie. Mellie, vielle bigotte retraité, aussi vielle que le bâtiment mais tellement rosse qu'elle creverait pas de suite, le diable lui même n'en voulait pas !

- " Monsieur Maurice, Monsieur Maurice....un problème ?"

- " Non Mellie, c'est rien, je me souviens maintenant, faut que j'appelle pour faire réparer l'ascenceur"

-" Ah ben il serait temps Monsieur Maurice, ça compte un ascenceur, puis la nouvelle locataire appréciera surement qu'il marche"

- "Elle aurait surement apprécié oui... Mais il faudra attendre, on dirait bien qu'elle est au fond de la cage là !"

-" Dieu du ciel....elle est tombé ? Vous croyez que c'est grave ?"

- " Non, pas grave, mais elle est morte... Et c'est un peu fatal la mort. Bon j'y vais Mellie, faut que j'appelle pour cet ascenceur avant 18h, puis faut que je remette l'annonce pour l'appartement maintenant."

-" Mais elle Monsieur Maurice ? "

-"Quoi elle ? Elle est morte, elle a plus besoin de sa caution maintenant."
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 06:00
Il n'avait jamais autant travaillé que depuis ces deux derniers mois. Son père avait pris la succession de son grand-père, lui de son père, et après lui, il y aurait son fils. Notaire c'est pas bien difficile comme métier. quelques années a s'user la peau des fesses sur les bancs de la fac, deux trois excursions dans les bas-fonds de la ville voisine pour s'user la peau du gland sur quelques serveuses et retour à l'étude de papa.
C'était comme ça dans la famille, de générations en générations.
Il avait épousé la seule autre fille de notable du village, parce qu'il fallait maintenir un standing. Elle était pas bien belle, ni même bien intelligente, mais elle avait le mérite d'être une bonne ménagère et de se taire. Il n'en demandait pas plus. Il ne la grimpait plus depuis déjà longtemps et le boucher s'en chargeait très bien pour lui.
C'était comme ça dans la famille, de générations en générations.
Il ferma le dossier "succession" posé devant lui. Pas bien compliqué de gagner des sous sur le dos d'un maton. Il était payé au forfait de toute façon, fauchés ou pas, c'était le même tarifs pour tous. Mais c'était plus facile avec les pauvres. Les plus durs, c'étaient les paysans, les propriétaires terriens, les grippes-sous, les endoffés du porte-feuilles, ceux qui pinaillent le m2 de terrain a leurs soeurs, le croquant qui boufferait les poux sur la tête de son père juste pour que son bâtard de frère  n'en hérite pas !
C'était comme ça dans le village, de générations en générations.
18h.... dans 30 minutes il passerait son pardessus, irait vider un godet de vielle vinasse au seul café du coin, et arriverait à 19h pour manger son rôti de porc-purée, comme tous les jeudi.
C'était comme ça dans sa famille, de générations en générations.

Il gueula après Jeanette, sa secrétaire-assistante-bonne a tout-maîtresse. Depuis longtemps déjà, il la tringlait plus. Il était un peu faiblard du ventricule, il avait peur de lui claquer sur le bas-ventre. Juste une légère sucette affective ou un flattement des bas-morceaux lui suffisait. Il était pas exigeant. Jeannette était pas très doué mais vaillante à la tâche, comme sa mère avant elle. elles étaient secrétaire-bouche a fourrer de mères en filles.
C'était comme ça dans la famille de Jeanette, de générations en générations.

18h15... elle allait le foutre en rogne la morue, et il serait en retard pour son roti. C'est que il était pas aussi vivace du fleuret qu'avant, et que pour pas se ridiculiser avec sa demi-molle fallait usiner de la mâchoire un bon 1/4 d'heure.

18h30...résigné, il passa son vieux pardessus élimé. Tant pis pour Jeanette, il attendrait jeudi prochain. C'est que son godet de rouge, c'était plus important qu'une partie de tirlipotage des rognons.

Foutu ! Il décrocha le téléphone pour prévenir sa femme de lui garder son roti au chaud. Il serait en retard, un dossier urgent venait d'atterrir sur son bureau. Ou plutôt sur le plancher. Jeanette gisait là, les jambes arquées dans une perpendiculaire bizarre, une drôle de grimace sur le visage. vu son teint violacée et le manque évident de respiration, y'avait des chances qu'elle suce le Bon Dieu depuis au moins une heure.
Elle avait péter l'escabeau en plus cette conne.

Le dossier du vieux Matusou avait été une source d'emmerdements depuis le début. Il le disait encore à Jeanette ce matin justement.


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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 06:00
Sent la mort, sent la mort qu'ils gueulaient ces jeunes cons.
Pourtant il avait un prénom, et même que son cornard de père lui avait donné son nom en plus. Mais rien n'y faisais, ni les coups de pieds aux culs, ni les menaces, ni les plaintes à monsieur le Maire...Rien, tous les jours, dans les allées calmes de son cimetière, il se trouvait un coq ou deux du village pour se foutre de sa gueule en gueulant sur leurs passages.."sent la mort, sent la mort".
Fossoyeur, c'est un bon métier. En tout cas, son métier lui, il l'aimait. Les locataires étaient calmes parce que mort, les clients calmes parce que affligés, les visiteurs calmes parce que de circonstances.
Il était employé par la mairie. Il nettoyait, entretenait, surveillait.
Les bouteilles de bières vides des virées du samedi soir étaient jetées aux premières heures du dimanche, les vieux caoutchoucs des filles faciles prestement évacués, les allées désherbés, les trous creusés de frais, les tombes rincés, déneigés, dégelés suivant la saison.Rien ne troublait le calme et la sérénité de ses pensionnaires. C'est qu'ils les aimaient lui ses pensionnaires. Il les visitait, leur parlait..;Il avait un mot, une fleur, plus particulièrement pour les anciens, ceux a qui il ne restait plus personne pour venir les saluer. Il prenait soin des nouveaux, les fraîchement décédé, comme pour l'enfant du pays, rentré récemment, comme les autres, les pieds devant... Un petit jeune, 45 ans a peine...Il était mort du coeur qu'ils avaient dit, sûrement la ville qui avait fait ça... A la ville, ils sont tous pollué du poumon alors le battant il a des ratés des fois...Enfin, celui ci sortait de Centrale...Il avait pas bien compris, comment on fait encore des études a 45 ans, ni pourquoi y avais eu des honneurs de gens en uniformes...Mais il s'en foutait. Il allait d'un pas guilleret vers l'allée 7, emplacement 4, juste a coté du Centrale justement. Demain, il recevait La vielle Marcelle...Sa tombe était déjà creusé, a coté de celle de son mari, il avait plus qu'a vérifier la mécanique et couvrir d'une bâche parce que la blonde avec des jolies nénés de la télévision avait annoncé de la pluie. C'est que, il était professionnel, et puis une tombe, si c'est plein d'eau, après ça patauge. Une fois, il avait fallu aller pêcher le curé qui était tombé dedans...c'est qu'il tisanait le vin de messe ce curé la.
Sent la mort, sent la mort....qu'il entendait encore gueuler au loin. Pas besoin de courir, il avait reconnu ce petit connard...il irait touché deux mots a ses parents dès qu'il aurait 5 minutes.
D'un pas allègre, en sifflotant il s'approcha de la tombe de la Marcelle !
Et voilà.... Si c'est pas malheureux, une tombe toute fraîche, toute abîmé ...on lui avait écroulé tout un pan ...Il en avait pour une heure a déblayer la terre, pi faudrait étayer encore....
Il en était là de ses réflexions quand le père du petit connard arriva...
-" ah te voilà tiens... regarde donc les dégâts de ton fils, c'est malin, comme si j'avais pas assez de boulot. "
- " Et comment tu sais que c'est lui ? T'accuse, t'accuse mais t'en sais rien...
-" Ah si je sais, regarde donc au fond, il est encore tout chaud...L'a du tomber ou je sais pas, n'empêche, comment que je fais pour récupérer ma pioche moi maintenant ? sur que les gendarmes voudront la garder !  Son trou , je le lui fait a coté de celui de ta mère ?

Professionel.....

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 06:00
En voilà un parmi d'autre...Encore un déchet, une raclure, une sous-merde dégénérée, un de plus, entassé avec les autres dans 5 M2 de misère.
Il lui avait même pas demandé pourquoi il avait buté sa psy... Il demandait plus...Pourquoi faire ? Ils entraient, sortaient....parfois mourraient...Ils étaient tous innocents, tous victimes d'une erreur judiciaire.
Le poids de son trousseau de clefs pendu a son ceinturon se faisait de plus en plus lourd.
Il faisait chaud dans cette putin de taule. Ça sentait la sueur, la pisse, les pieds et le choux.
Boulot de merde. Il était rêveur lui avant...
Avant..... il croyait en la justice, en la réinsertion...il se pensait utile. Il était pas arrivé là comme la plupart de ses collègues, par compensation a un examen d'entrée dans la police raté, par manque de boulot ou pour l'uniforme...Non, pas lui...Lui, il avait voulu être maton..Il avait l'espoir..la vocation...
C'est incroyable comme il fait chaud dans cette taule.
Et puis... Les années a être aussi prisonnier derrière ces portes sans soleil, les cris de terreurs vite étouffés des nouveaux, les saisies d'armes bricolés au quotidien, les insultes, les crachats...Tout ça le minait a force...
Il s'en tirait bien...il était pas alcolo..enfin si peu. Sa femme n'avait pas demandé le divorce, il ne la battait pas...enfin si peu.
Putin qu'il fait chaud dans cette taule aujourd'hui...
Le pas lourd, traînant, il ouvrait et fermait les portes....Douches, visites, infirmerie... toujours les mêmes choses... Les visages, blafards, anonymes derrières leur matricule, défilaient...
Il ne discutait plus, ne consolait plus... Il ramassait les suicidés, tapait son rapport en 3 exemplaires tout les soirs... : deux tentatives de suicides, un viol non dénoncé mais soupçonné, une bagarre dans la cour, trois connards, un vendu, une dépression, un nouveau.....la routine quoi.
La chaleur est étouffante, l'air irrespirable....pourtant ils avaient pas annoncé une canicule a la météo .
Encore deux heures, et fin de service.
Ces clefs sont particulièrement lourdes aujourd'hui, la chaleur particulièrement pesante....
Et pourquoi donc a t'il si mal dans le bras maintenant ?
Son infarctus étonna tout le monde, personne ne le savait cardiaque..pas même lui.
De toute façon, quand on n'a plus d'espoir, on est déjà un peu mort non ?

( a suivre...)
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  • : mauvaise foi, railleries et raleries..... Voisine acariatre, ou philosophe de comptoir, Henriette Mauvaise-Foi a toujours quelque chose a dire, sur tout... Mais henriette est erotique a souhait, lorsqu'on sait prendre son temps !
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  • Madame Olson
  • Rien et tout.
Positivement pessimiste ou négativement optimiste.
Résolument érotique ou sensuellement résolue...
Tout ou Rien...
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