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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 06:00
Elle sentait les emmerdements comme une poissonière sent la morue...

Cette gonzesse était montée comme une voiture de sport... La ligne féline, les pare-chocs solides, la carosserie rutillante... Il ne lui fallait pas vraiment se creuser le cerveau pour estimer combien elle pouvait consommer... c'était de la grande classe, du moteur qui démarre au quart de tour mais qui te suce du 20 litre avant que tu es passé la première. Sur que celle-ci elle était pas dans ses moyens...
Alors quand elle s'est approché, les lèvres entrouvertes sur un sourire aux dents nickel mais carnassier, la croupe ondulante sur 12 cm de talons aiguilles, et le bonjour chuchotant, il avait beau se méfier, c'est ses 17cm de viandes dormantes qui prirent le relais...Réfléchir avec boubourses ne lui avait jamais apporté que des histoires...

Elle sentait les emmerdements comme une fleuriste sent la rose.

D'un simple regard elle l'invita a le suivre. Elle attirait tous les regards dans ce PMU minable. Ele y évoluait comme un poisson dans l'eau, au milieu des espérants avinés, des rêveurs, des hurleurs, des mégots de clopes mal écrasés, des cacaouètes qui jonchaient le sol.
Et lui, pauvre con, il suivi...

Elle sentait les emmerdements comme un boucher sent le boudin.

Sans décrocher un mot, elle le conduisit dans l'arrière cour d'un bâtiment qui puait la pisse de chien, le vomi de nuit, et la capote pas fraîche. il suivait toujours ce grand couillon...La queue frémissante du clébard qui attend la caresse du maître, le cerveau embrumé par des idées salaces, la réflexion endormie par les hormones déchaînées, il ne se demandait même pas pourquoi lui, avec sa gueule de fausse-couche, son nez d'alcolo professionel et son portefeuille de trimard.

Elle sentait les emmerdements, la vanille, et la poudre...

D'un geste imperceptible, elle lui indiqua un petit recoin, sombre, discret...calme

Elle murmura gentiment a son oreille quelques mots engageants puis son regard changea..devint froid, dur...Elle était beaucoup moins jolie du coup..
- T'étais prévenu qu'il fallait payer tes dettes...

Elle sentait les emmerdements, le rouge à lèvre.
Mais l'odeur qu'il reconnu avant de mourir c'est surtout celle de la poudre quand elle lui colla son 9mm sur la tempe.

Il sentait la misère, les dettes de jeux et le sang.

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Published by Madame Olson - dans Cent Fin.......
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commentaires

Mrs D. 11/01/2010 09:10


Dis donc, ça n'arrête plus! Ca fait du bien!


poupoune 02/01/2010 22:38


pourtant il l'avait senti venir...
très bon (encore !!!)


Tom 02/01/2010 18:21


Moi, j'avais aimé "elle s'était approchée, les lèvres entrouvertes..." mais j'ai dû m'égarer.


Jérôme a.k.a. Seltzer 02/01/2010 09:51


"ses 17cm de viandes dormantes prirent le relais" :D
Je vais te citer quelque part, c'est sûr.


Madame Olson 02/01/2010 12:08


te gêne pas....


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